Conférence « Le droit en matière de violences sexuelles et sexistes, et ses évolutions récentes »
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, Emeline Tiaoao, doctorante en droit privé et sciences criminelles à l’Université de la Nouvelle-Calédonie, est intervenue lors de la conférence consacrée au droit en matière de violences sexuelles et sexistes et à ses évolutions récentes.
Organisée le mercredi 11 mars à l’Université de la Nouvelle-Calédonie, cette conférence a réuni plusieurs professionnels intervenant dans la prévention, l’accompagnement et la prise en charge des victimes de violences sexuelles et sexistes.
Aux côtés de M. Yves Dupas, procureur de la République, de la Dr Céline Paret, cheffe de l’Unité médico-judiciaire de proximité, de Mme Sarah André, juriste à l’ADAVI, ainsi que de représentants de la délégation territoriale d’aide aux victimes et de la Maison de protection des familles de la gendarmerie, Emeline Tiaoao a apporté un éclairage universitaire sur la prise en charge juridique des violences intrafamiliales en Nouvelle-Calédonie.
Son intervention, intitulée « L’efficacité du traitement des violences intrafamiliales en Nouvelle-Calédonie au regard du pluralisme juridique », s’inscrit directement dans les travaux menés dans le cadre de sa thèse de doctorat.
Cette recherche interroge les conditions d’effectivité de la protection juridique des victimes de violences intrafamiliales dans un contexte marqué par la coexistence de plusieurs ordres normatifs et institutionnels. Elle examine notamment la manière dont le pluralisme juridique calédonien peut influer sur le traitement des violences intrafamiliales et sur l’effectivité des dispositifs de protection des victimes.
La conférence a permis de croiser les regards juridique, judiciaire, médical, associatif et institutionnel sur les violences sexuelles et sexistes. Les échanges avec le public ont également permis d’aborder les difficultés concrètes rencontrées dans l’accompagnement des victimes et les évolutions récentes du droit applicable.
Cette participation illustre la volonté du laboratoire de favoriser la valorisation des travaux doctoraux et leur mise en dialogue avec les acteurs professionnels engagés dans la protection des victimes et l’évolution des pratiques juridiques en Nouvelle-Calédonie.
