Vaimoé ALBANESE
DoctoranteDomaines de recherche
Pluralisme juridique
Droit des personnes
Droit international privé
Transferts de compétence
Relations extérieures
Droit des outre-mer
Droit comparé du Pacifique
Formation
Novembre 2019 – aujourd’hui : Doctorat en droit privé, Université de la Nouvelle-Calédonie
Titre de thèse : Les apports du droit international privé sur l’élaboration du droit civil en Nouvelle-Calédonie, sous la co-direction Etienne CORNUT, professeur en droit privé et Nadège MEYER, maître de conférences HDR.
Prix de la thèse offrant la meilleure perspective de valorisation économique, sociale ou culturelle, décerné lors de l’édition 2022 des doctoriales organisées par l’Université de la Nouvelle-Calédonie.
2017 – 2018 : Master II Droit, Université de la Nouvelle-Calédonie
Mention Bien, mémoire de recherche : Les conflits de normes internationales en Nouvelle-Calédonie en matière de contrats commerciaux internationales, sous la direction Christine BIDAUD, professeur des universités
2015 – 2016 : Maîtrise de droit, Université de la Nouvelle-Calédonie
Mention Assez bien. Approfondissement des connaissances juridiques dans l’environnement calédonien (droit des collectivités territoriales, droit de la concurrence, droit du commerce international et droit international privé).
2005 – 2008 : Diplôme de Comptabilité et Gestion, Lycée du Grand Nouméa
Obtention du diplôme en 2010. Formation généraliste en gestion et droit des entreprises.
Biographie
Doctorante en droit privé et sciences criminelles à l’Université de la Nouvelle-Calédonie, je mène mes recherches au sein du LARJE, sous la codirection du professeur Étienne Cornut et de la maître de conférence, Nadège Meyer. Ma thèse porte sur les apports du droit international privé à l’élaboration du droit civil en Nouvelle-Calédonie. J’y interroge la capacité des sources et des méthodes de cette discipline, pensées pour la coexistence d’ordres juridiques étatiques distincts, à articuler le droit civil applicable en Nouvelle-Calédonie, la coutume kanak et les normes internationales. J’explore ces questions à travers la filiation et les obligations contractuelles, afin de proposer des outils susceptibles de mieux organiser le pluralisme juridique calédonien.
Au travers de la formation doctorale, j’ai pu construire une méthode de recherche rigoureuse, à la croisée du droit international privé, du droit des outre-mer et de l’anthropologie juridique. Elle m’a aussi permise une approche pragmatique de la recherche (entretiens auprès d’acteurs judiciaires, institutionnels et coutumiers et par l’observation des juridictions civiles en formation coutumière). Ce contact direct avec la pratique nourrit une approche attentive à la réalité vécue du droit autant qu’à sa dimension théorique, et un goût pour le dialogue entre les disciplines.
Je porte enfin un intérêt particulier au droit comparé dans la région Pacifique et, plus largement, à la place des savoirs et des pratiques traditionnels au sein des systèmes juridiques contemporains. Les expériences d’autres États et territoires confrontés à la coexistence du droit étatique et des normes autochtones, à l’image de la Nouvelle-Zélande, du Vanuatu ou du Canada, offrent des points de comparaison précieux pour penser la reconnaissance de ces droits et les conditions d’un pluralisme juridique équilibré.